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Actualités France: « Emmanuel Macron n’a plus d’autre projet que celui de survivre » #France

« Emmanuel Macron n’a plus d’autre projet que celui de survivre » annoncé par Le Point – Toute l’info en continu le

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Un mot d’accueil… glacial. Ce 9 septembre, l’ancien ministre socialiste Jean-Jacques Urvoas a réagi sur X à la nomination de Sébastien Lecornu par une maxime cinglante : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à des résultats différents. » Autrement dit, l’ex-garde des Sceaux (2016-2017) ne voit pas comment le nouveau Premier ministre, proche d’Emmanuel Macron, ne subirait pas le même destin éphémère à Matignon que Michel Barnier et François Bayrou.

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Mais surtout, celui qui est désormais professeur de droit public à l’université de Brest voit dans le blocage actuel le symptôme d’une Ve République « moribonde » et d’une culture politique française qui « attend tout » de l’exécutif. L’ex-ministre de François Hollande juge en revanche que le projet de destitution du président initié par La France insoumise (LFI) est « un détournement à des fins politiques de dispositions constitutionnelles ».

Le Point : Vous avez réagi à la nomination de Sébastien Lecornu avec une phrase traditionnellement attribuée (sans certitude) à Albert Einstein : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à des résultats différents. » En quoi cette citation vous paraît-elle correspondre au moment politique ?

Jean-Jacques Urvoas : Je viens de relire la lettre que le président de la République avait adressée aux Français le 10 juillet 2024. Il y appelait les partis politiques à se mettre en quête d’un « rassemblement » pour « garantir la plus grande stabilité institutionnelle possible ». Or, après les chutes successives de Michel Barnier ou François Bayrou, le résultat n’est pas à la hauteur de ses attentes…

Pourquoi donc, en nommant quelqu’un issu de la même coalition, le résultat pourrait-il être différent ? Une autre citation aurait pu convenir, elle est de Jacques Prévert : « Il suivait son idée, c’était une idée fixe et il était surpris de ne pas avancer. » Le président de la République n’a plus d’autre projet que celui de survivre après des désaveux réitérés.

Nous sommes entrés dans le crépuscule de la Ve République.

Pour autant, les oppositions avaient-elles présenté un projet de gouvernement alternatif suffisamment solide ?

Les institutions comme les oppositions, il est vrai, auraient pu être plus imaginatives. Rien n’interdisait à la présidente de l’Assemblée nationale (Yaël Braun-Pivet) d’organiser il y a quelques semaines une réunion des différents groupes. Ni même des groupes charnières comme Liot (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires) de tenter des initiatives pour nouer des compromis entre les uns et les autres. Le moment appelle l’imagination. Seulement, nous avons en France une culture de dépendance à l’exécutif. Nous attendons tout de lui. Cela empêche souvent le Parlement de se rappeler qu’il est lui-même un pouvoir et d’agir en conséquence.

À LIRE AUSSI Pourquoi Pierre Messmer est le modèle de Sébastien LecornuLe Parti socialiste (PS) s’était dit « prêt » à gouverner. Était-ce l’alternative qu’aurait dû saisir Emmanuel Macron ?

Il est rassurant que les socialistes affirment leur intention de gouverner et fassent l’effort de proposer un contre-budget. Je n’ai pas compris qu’Emmanuel Macron ne saisisse pas cette main tendue. Seule l’épreuve de la vérité, celle du pouvoir, aurait pu clarifier la situation. Quand quelqu’un dit « j’ai envie d’être utile », pourquoi l’empêcher, surtout quand les solutions précédemment utilisées n’ont pas abouti ?

Un gouvernement 100 % de gauche ne courait-il pas le risque d’être immédiatement renversé ?

Peut-être. Mais est-on certain que le gouvernement de monsieur Lecornu ne le sera pas ? J’étais davantage optimiste lors de la nomination de François Bayrou, qui me semblait être l’homme en mesure de créer des espaces de discussion entre les uns et les autres. Mais il n’a pas réussi. Dès lors, après deux échecs, je ne présuppose pas que le suivant va automatiquement réussir.

Les socialistes doivent-ils tout de même aller négocier avec Sébastien Lecornu ?

Les socialistes affirment défendre l’intérêt général. Il est donc aussi logique que nécessaire de porter leurs propositions auprès du Premier ministre. Ils ne sont pas au service d’une clientèle électorale mais du bien commun.

Doivent-ils accepter de faire des concessions sur leurs contre-propositions budgétaires (taxe Zucman, suspension de la réforme des retraites, réduction des aides aux entreprises, etc.) ?

Tout dépendra du climat de la discussion. La négociation, et donc le compromis, nécessite un élément bien rare en ce moment en France : la confiance. Aujourd’hui, la défiance est partout entre les forces politiques. Les propositions socialistes ont le mérite d’exister. C’est désormais au Parlement de les examiner. Tout professeur de droit que je suis, je ne sais pas si la taxe sur les superprofits est anticonstitutionnelle, je lis des avis contrastés. Mais il est certain qu’il faut des éléments nouveaux par rapport à ceux qui étaient déjà discutés jusque-là. Nous devons être audacieux.

À LIRE AUSSI « On va se vendre très cher » : à peine nommé, Lecornu déjà sous pression des socialistesQualifieriez-vous la situation actuelle de crise de régime ?

Nous sommes entrés dans le crépuscule de la Ve République. Depuis 25 ans, les ombres s’accumulent. Le facteur déclenchant a été ce que j’appelle la « constitution de l’an 2000 » : le quinquennat et les législatives placées après la présidentielle. La Ve est moribonde.

Il est compliqué d’admettre que l’institution la plus puissante du pays soit la moins contrôlée : le statut du président est devenu le problème.

Le problème est-il la Ve République en elle-même ou la façon dont notre personnel politique l’interprète ?

Certains esprits optimistes affirment que la Ve est bien écrite mais mal appliquée. Or, on n’écrit pas une Constitution pour des dieux, mais pour des hommes. Si les dysfonctionnements s’empilent, malgré les hommes aussi différents que ceux qui se sont succédé au pouvoir depuis 25 ans, c’est que la Constitution porte une part de responsabilité. Le nœud du problème me paraît la dissociation entre l’exercice du pouvoir et la responsabilité politique du gouvernant. Il est compliqué d’admettre que l’institution la plus puissante du pays soit la moins contrôlée : le statut du président est devenu le problème.

Quelle est alors la solution ?

Plusieurs ont déjà été proposées. Le 5 décembre 1991, dans Le Monde, Georges Vedel suggérait « d’enlever au président les armes qu’il tient du régime parlementaire » et de « lui restituer ce qui est l’essence de son rôle : un exécutif responsable devant le peuple mais en contrepartie sans prérogatives telles que la possibilité de dissolution ». Nous pourrions également nous inspirer de la Constitution de la République de Weimar qui permettait une motion de censure contre le président mais qui, si elle échouait, déclenchait la dissolution de l’Assemblée. Ainsi, chacun devait alors prendre ses responsabilités.

À LIRE AUSSI Le dernier pari d’Emmanuel MacronLe nouveau projet de destitution d’Emmanuel Macron lancé par LFI et soutenu par certains écologistes et communistes vous semble-t-il une solution pour débloquer la situation ?

C’est un détournement à des fins politiques de dispositions constitutionnelles. L’article 68 prévoit qu’une destitution du président est possible, à la majorité de deux tiers des membres de l’Assemblée, « en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat ». Ce n’est pas un outil au service de l’opposition, mais un instrument lorsque majorité et opposition s’accordent sur l’impossibilité pour le président de continuer l’exercice de ses fonctions. Il y a un détournement et LFI le sait.


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Dans ce cas, comment expliquez-vous cette initiative ?

Cela s’explique par l’obsession présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Or, celle-ci me paraît difficilement compatible avec la VIe République parlementaire qu’il promeut.


« Emmanuel Macron n’a plus d’autre projet que celui de survivre »

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Ce que la France n’a jamais dit a l’Algerie.,Ici la fiche descriptive. Ouvrage de référence.

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, Actualités France: « Emmanuel Macron n’a plus d’autre projet que celui de survivre » #FranceCe texte, qui traite du sujet « Tournoi des Villes », vous est spécialement proposé par tournoidesvilles.fr. Le site tournoidesvilles.fr a pour but de créer différentes publications autour du sujet Tournoi des Villes communiquées sur la toile. Cette chronique est générée du mieux possible. Vous avez la possibilité d’envoyer un message aux coordonnées indiquées sur le site internet afin d’indiquer des précisions sur cet article traitant du thème « Tournoi des Villes ». En visitant régulièrement nos contenus de blog vous serez au courant des futures parutions.

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